Un manifestant de 30 ans est entre la vie et la mort après de violents affrontements avec les forces de l'ordre samedi 25 mars dans les Deux-Sèvres. Le parquet de Niort a ouvert une enquête spécifique sur les circonstances dans lesquelles trois manifestants au total, dont une femme de 19 ans et un autre homme de 27 ans, ont été grièvement blessés. D'autres enquêtes ont été ouvertes sur les faits, notamment pour «organisation de manifestation interdite», «violences sur militaires» et «destruction de biens». Selon un bilan actualisé par le parquet à 18H00, deux gendarmes blessés grièvement «sont désormais en urgence relative». Au total, 47 militaires et sept manifestants ont été pris en charge par les secours. Les organisateurs - la Confédération paysanne, le collectif d'associations Bassines non merci et le mouvement écologiste des Soulèvements de la Terre - font état d'un bilan beaucoup plus lourd : 200 manifestants blessés, dont 40 graves. Celui du parquet ne porte que sur les blessés officiellement secourus, ce qui peut expliquer l'écart entre les chiffres. Le rassemblement, comme le précédent fin octobre, avait été interdit par la préfecture et plus de 3.000 forces de l'ordre ont été mobilisées autour du chantier. Selon les autorités, il a réuni quelque 6.000 manifestants, dont un millier d'activistes radicaux; une "intox" pour les organisateurs, qui parlent de 30.000 personnes.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Jeunes Agriculteurs : Jocelyn Dubost, agriculteur dans l'Isère, élu président
À l'occasion du congrès du syndicat à Bourg-en-Bresse (Ain), Jocelyn Dubost, cultivateur en Isère de 31 ans, a été élu, le…
La tomate d’industrie : une envie de reconstruire
Longtemps considérée comme condamnée face à la concurrence italienne, espagnole et chinoise, la filière française de la…
Cotisations patronales : le gouvernement gèle les allègements, « double peine » selon la FNSEA
Le gel des allègements de cotisations patronales, décidé par le gouvernement malgré la hausse du Smic de 2,4 % prévue…