Alors que l’Anses vient de publier ses lignes directrices sur le sujet, la Fondation droit animal (LFDA) appelle le gouvernement à «apporter son soutien à une généralisation progressive de l’étiquetage du bien-être animal», d’après un communiqué du 2 mai. La LFDA voit dans l’avis de l‘Anses une «validation» de l’Étiquette bien-être animal (EBEA), dont elle est un des membres fondateurs. L’association présidée par Louis Schweitzer «se réjouit» que l'EBEA «puisse servir de modèle dans la mise en œuvre d’une politique valorisant le bien-être animal à grande échelle». Et de rappeler que cette démarche a «suscité l’intérêt de la Commission européenne», qui planche sur une harmonisation européenne et a «considéré que l’EBEA était la seule à répondre à tous ses critères». Lancée il y a cinq ans en partenariat avec les filières, l’EBEA attribue une note de bien-être animal allant de A à E aux produits de ses adhérents. L’étiquette est aujourd’hui apposée sur «plus de 15% de la production française de poulet de chair» (3700 élevages, soit 40% des producteurs), indique un communiqué du 30 avril. L’AEBEA, l’association qui porte la démarche, précise que son référentiel pour le porc est «d’ores et déjà finalisé pour les niveaux A et B», tandis qu’un cahier des charges pour les poules pondeuses «devrait être accessible courant 2024».
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