Dans une lettre adressée le 7 avril à l’ensemble des distributeurs de gaz en France, l’ONG Welfarm les appelle à «prendre en compte le bien-être animal dans les approvisionnements en biogaz ». Pour fonctionner, le processus de méthanisation nécessite l’apport d’une large quantité d’effluents d’élevage. Welfarm redoute qu’en recherchant une performance maximale, certains éleveurs soient tentés d’imposer la claustration à leurs animaux et de réduire leur accès au plein air», indique l’ONG dans un communiqué publié le 20 avril. Elle reprend une observation introduite dans un rapport parlementaire dédié à la méthanisation, publié en octobre: «L’objectif de récupérer un maximum d’effluents d’élevage peut conduire à garder le cheptel en stabulation tout au long de l’année et le nourrir en permanence à l’auge». Les animaux d’élevage «ne doivent pas être assimilés à de simples fournisseurs d’effluents», prévient Welfarm. À l’inverse, «garantir l’accès au plein air avec pâturage pour tous les animaux prend tout son sens dans la crise actuelle. Le pâturage permet en effet de valoriser des surfaces non cultivables et des protéines (fourrages) non consommables par les humains». Cette «plus grande résilience» est « précisément le but recherché actuellement», conclut-elle.
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