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Bio : des difficultés en chaîne, et quelques signes de reprises (enquête)

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Après une baisse de chiffre d’affaires de 4 % en 2021 dans la grande distribution, le bio devrait continuer de reculer en 2022 de 5 à 8 % selon les panélistes interrogés par Agra presse dans le cadre d'une enquête parue le 7 octobre. Jusque-là épargnée, la grande distribution spécialisée pourrait, elle aussi, voir ses ventes diminuer de plus de 10%, tout comme les industriels bio. Cette demande ralentie tire les cours vers le bas en légumes, mais aussi en lait ou en viande bovine et en porc. À tel point que les courbes de prix se sont parfois croisées avec celles du conventionnel, soutenu par la guerre en Ukraine, ainsi qu’un manque de volumes dans certaines filières animales. Seule exception: les œufs, où la nouvelle réglementation européenne a pu augmenter jusqu’à 40 % le prix rendu consommateur par pièce, selon le Synalaf. Dans la plupart des filières, cette conjoncture a entraîné l’arrêt des soutiens des coopératives aux conversions, notamment en œuf et en lait (sauf chez Biolait), mais aussi en viande bovine ou en légumes. «C’est à nous de mettre en adéquation offre et demande», appuie Benjamin Fitoussi, responsable filières biologiques à la Coopération agricole. Le virage se traduit déjà sur le terrain, avec des conversions en baisse de 37% sur un an, d’après les chiffres communiqués par l’Agence bio au Space. La coopérative spécialiste du légume Biobreizh comme le distributeur Carrefour voient cependant actuellement des «premiers signes de reprise». Biocoop et Carrefour prévoient même chacune sur l’ouverture d’une trentaine de nouveaux magasins en 2022.