«À moins que les versions de travail des PSN (plans stratégiques nationaux, NDLR) ne soient significativement améliorée dans plusieurs États membres, la nouvelle Pac ne contribuera pas au développement de la bio en Europe», prévient la fédération internationale des mouvements de l’agriculture bio (Ifoam) dans un communiqué du 18 novembre. L’organisation signale une situation «particulièrement préoccupante» en Allemagne, Espagne, Pologne, mais aussi en France où «les mesures prévues pourraient représenter un recul par rapport à la Pac actuelle». Alors que les agriculteurs bio allemands pourraient perdre 80 € par hectare, et que les soutiens en Espagne et en Pologne demeurent «hautement incertains», l’Ifoam s’inquiète aussi de l’eco-régime français mettant à égalité HVE et bio. Un choix proche de celui de l’Autriche qui a choisi de fusionner les mesures pour la biodiversité avec celles du bio, «générant une baisse des primes accordées au bio». Autre point noir pour l’Ifoam:l ’absence des organisations d’agriculteurs bio dans les consultations officielles en Espagne, Italie ou en Finlande. Les bons élèves se trouveraient du côté de la Belgique, de la Croatie, du Danemark et de la Hongrie, avec «des cibles nationales claires, des budgets réalistes, et des mesures pour les atteindre».
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