Malgré le « redémarrage progressif » du marché de la bio, le Synabio (entreprises de l’agroalimentaire bio) est « très préoccupé » par la situation de l’amont agricole, a déclaré son président Thomas Breuzet le 3 mars, lors d'une audition devant les sénateurs de la commission d’enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution. « La contraction des débouchés a fragilisé le potentiel de production français, qui fait émerger aujourd’hui un risque sur les approvisionnements français », a déclaré le fondateur du groupe Quinoak (produits laitiers et alternatives végétales). « Selon le baromètre 2025 de l’Agence bio, 16 % des producteurs envisagent de réduire ou d’arrêter leur activité bio, et donc ça préoccupe beaucoup les transformateurs que nous sommes », a-t-il ajouté. Ce chiffre provient du Baromètre du moral des agriculteurs bio 2025 présenté au salon Tech&Bio le 25 septembre 2025. Une estimation à prendre toutefois avec des pincettes, car le baromètre relève d’une démarche déclarative, réalisée il y a presque un an. Interrogé par Agra Presse, Loïc Guines, représentant des chambres d’agriculture à l’Agence bio, estime que, « ce qui est certain, globalement, c’est que les producteurs seront présents et produiront si les prix payés permettent un revenu, et si des aides viennent valoriser les aménités positives qu’apportent l’agriculture biologique. »
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