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Bio : les pistes de travail du baromètre de l'Agence bio pour améliorer la consommation

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Présenté le 26 février au Salon de l’agriculture, le Baromètre consommation et perception des produits biologiques de l’Agence bio fait apparaître plusieurs points à travailler pour améliorer le positionnement du bio. Tout d’abord, l’étude démontre une certaine « confusion » des consommateurs sur l’origine. « 53 % [des personnes interrogées] estiment que la plupart des produits bio vendus en France ne sont pas produits en France, alors qu’on est à 71 % de consommation de produits bio français, et même à 84 % si on inclut les produits exotiques », a exposé le président de l’Agence bio, Bruno Martel. De plus, au sein des différents labels, le label Agriculture biologique (AB) est le plus connu (95 % des répondants). Mais il souffre d’un manque d’attention, avec seulement 61 % des consommateurs qui y prêtent attention au moment de l’acte d’achat. À la différence du Label rouge, par exemple, un peu moins connu mais qui jouit d’un taux d’attention supérieur (72 %). « Il y a une vraie différence entre connaître et faire confiance à un label, et y faire attention. (…) Donc, c’est vraiment au niveau de l’attention qu’il faut travailler pour que l’acte d’achat se fasse sur le bio », a estimé Fanny Morel, chargée de mission Études à l’Agence bio. Enfin, le baromètre fait apparaître que « le local a pris de l’importance » par rapport au bio, alors que les deux vont souvent de pair. Il faudrait « réaxer » la communication sur la bio car « beaucoup de bio est local, puisqu’on a 40 % des agriculteurs qui font de la vente directe en bio », a indiqué Fanny Morel.