«Quand nous nous comparons, nous nous consolons», résume Christophe Barnoin, président d'Ecotone, poids lourd de la transformation bio (Bjorg, Bonneterre, Danival) à l’occasion d’une conférence de presse le 9 février. Avec un chiffre d’affaires de 650 M€ en 2022, Ecotone enregistre une baisse de 4% sur un an. Cette chute aurait été particulièrement marquée au premier semestre, alors que le recul de l’activité sur la fin de l’année ne serait que de 2%. Pour «retrouver la croissance», Ecotone veut «rester sensible à la compétitivité prix», affirme Christophe Barnoin. L’exercice sera difficile face à la hausse des coûts des matières premières et de l’énergie, qui ont déjà conduit le transformateur à augmenter ses tarifs de 7% en moyenne. Et une nouvelle hausse «plus importante» serait encore attendue sur 2023. Estimant le bio «durablement installé» dans les habitudes des consommateurs, Ecotone maintiendra son engagement pour une alimentation «plus végétale». «Mes concurrents ne sont pas les autres transformateurs, mais plutôt les producteurs de lait, puisque j’espère attirer les consommateurs vers plus de boissons végétales», assume Christophe Barnoin. Le transformateur devrait enfin déployer l’affichage environnemental sur ses produits au cours du premier semestre avec l’aide du Planet score.
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