À l’occasion d’une audition plénière organisée par le Sénat le 14 mars dans le cadre de sa mission d’information sur le «développement d’une filière de biocarburants, carburants synthétiques durables et hydrogène vert», son président Gilbert-Luc Devinaz a tenu à rappeler «l’enjeu que représente le développement de ces filières», tant pour la France que l'Union européenne, afin notamment «d’atteindre l’objectif climat à l’horizon 2050». En faisant «la somme de tous les plans des industriels», Éric Bergé, chef de projet Industrie lourde du groupe de réflexion The Shift Project, constate qu’ils ont «tous recours» aux mêmes solutions «d’ici 2050», à savoir l’utilisation de l’hydrogène, de la biomasse, et du stockage de dioxyde de carbone. «Sauf qu’il n’y aura jamais assez de biomasse pour satisfaire la demande des secteurs de la mobilité et ceux des industries qui voudront l’utiliser dans leurs fours de cimenterie, de chimie…», précise le chef de projet. De son côté, Diane Strauss, directrice du bureau français de l’association Transport & Environnement, a précisé qu’il n’y aurait «jamais assez de biocarburant de synthèse pour faire rouler les véhicules des particuliers européens». Si une solution existe, «elle doit être employée dans les transports qui ne peuvent être utilisés avec une batterie, c’est-à-dire le transport lourd que sont le maritime et l’aérien».
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