Un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), diffusé le 29 septembre, propose d’augmenter progressivement, dans quelques années, les tarifs réduits applicables aux biocarburants de première génération afin de «limiter leur concurrence avec les usages alimentaires et d’accompagner la transition vers d’autres sources d’énergie décarbonées». Plus largement, les biocarburants constituent aujourd’hui «une ressource très demandée qui ne pourra pas bénéficier à toutes les filières, et dont les conséquences écologiques ne font pas consensus». Reste qu’aujourd’hui, l’ensemble des filières rencontrées par la mission «met en avant son besoin de recourir aux biocarburants, dans l’attente de disposer de solutions électriques ou hydrogène matures». Le secteur agricole, notamment, redoute en particulier que «les ressources de biocarburants disponibles soient mobilisées prioritairement au bénéfice du secteur aérien». C'est pourquoi il demande que ses besoins «soient également pris en compte dans l’élaboration de la prochaine programmation de l’énergie (PPE)», précise le rapport. Autre sujet d’inquiétude, celui de la révision de la directive sur la taxation de l’énergie (DTE) présenté le 14 juillet 2021 par la Commission européenne, qui réinterrogerait notamment «l’ensemble des tarifs réduits» dont bénéficie le secteur agricole.
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