Dans un communiqué du 13 octobre, la Fop (producteurs d’oléoprotéagineux, FNSEA) conteste la plupart des conclusions de l’étude de l’ONG Transport et environnement (T&E) parue la semaine passée, à savoir que les biocarburants de première génération seraient plus nocifs pour le climat que les carburants fossiles. Le syndicat estime que l’analyse généralise « les impacts mondiaux sans distinguer les filières européennes, notamment françaises, tracées, auditées et durables ». La directive européenne RED impose la mise en place de filières sans déforestation importée et sans changement d’affectation des sols, rappelle la FOP. Elle explique par ailleurs que les « co-bénéfices agricoles et protéiniques » sont ignorés. La trituration de graines de colza permet la production de 1 Mt de tourteaux environ, évitant l’importation de 760 000 t de tourteau de soja. « Grâce aux biocarburants, plus de 50 % des besoins en protéines des élevages français sont couverts en France, contre 30 % en moyenne dans l’UE », précise la FOP. En revanche, l’organisation est en accord avec l’étude au sujet des importations frauduleuses de biocarburant asiatique prétendument produit à partir d’huile usagée, qui pénalise le revenu des producteurs de colza de « 150 €/ha » environ.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…