Pour ou contre l'introduction d'une législation européenne encadrant la mise sur le marché d’organismes invertébrés (insectes, champignons…) comme agents de biocontrôle? Les ministres de l’Agriculture de l’UE hésitent. Lors d’une discussion le 25 avril à l’occasion de leur réunion à Luxembourg, une majorité s’est exprimée en faveur d’une harmonisation européenne, mais avec des nuances. Parmi les plus favorables, la France, qui y voit un «réel intérêt» pour éviter un travail redondant des différentes agences nationales d’évaluation. Mais pour les Pays-Bas, au contraire, un règlement européen ajouterait surtout une charge administrative et pourrait même freiner l’innovation. D’autres s’inquiètent aussi des risques de propagation incontrôlée de ces organismes dans l’environnement. La Commission européenne, elle, ne pousse pas pour lancer une législation: «À l’échelon national ou régional, il est possible de faciliter les choses sans agir au niveau européen», constate la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides. Dans l’UE, 14 États membres disposent d'une législation nationale pour autoriser ces méthodes de biocontrôle et cinq les restreignent, voire les interdisent.
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