Alors que la droite et le RN à l'Assemblée nationale comptent supprimer les zones à faibles émissions (ZFE), via le projet de loi de simplification, le gouvernement a indiqué à l'AFP qu'il allait proposer de conserver une obligation a minima pour les agglomérations parisienne et lyonnaise. Parce que c'est un «dispositif qui a fait ses preuves», dans la lutte contre la pollution de l'air, selon le cabinet de la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, le gouvernement va déposer un amendement pour rétablir dans le texte une version modifiée de ces fameuses ZFE, dont le développement a profité aux filières biogaz et biocarburant. Lors de l'examen dans l'hémicycle, qui doit démarrer la semaine prochaine, la ministre proposera de ne les rendre obligatoire que pour des agglomérations qui dépassent des seuils réglementaires de qualité de l'air pendant trois années sur les cinq dernières années, selon l'amendement consulté par l'AFP. Une mesure qui aurait pour effet de cantonner à ce stade l'obligation aux agglomérations parisienne et lyonnaise, selon le cabinet de la ministre. L'amendement supprimerait l'obligation d'en instaurer dans toutes les agglomérations de plus de 150.000 habitants, laissant la main aux élus locaux.
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