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Biosourcé: le secteur demande une stratégie industrielle européenne

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Dans une lettre ouverte du 6 juin, les membres de l’Association chimie du végétal (ACDV) plaident auprès des futurs eurodéputés en faveur d'«une stratégie industrielle cohérente pour les filières de la chimie biosourcée» au niveau européen. L’association française regroupe 65 entreprises impliquées dans le secteur industriel de la chimie végétale, qui fabrique des ingrédients, produits ou matériaux à partir de végétaux. Ses adhérents demandent aux futurs élus un ensemble d’initiatives pour soutenir leur secteur: lancement d’un grand emprunt communautaire pour financer l’innovation dans le domaine de la chimie biosourcée, incitations fiscales et réglementaires, concurrence équitable, labellisation, etc. L’objectif est que l’Union européenne s’engage à aider la filière de la chimie végétale à substituer «encore plus» de carbone fossile d’ici 2050. Dans sa lettre, l’ACDV rappelle l’importance de cette «défossilisation» de la chimie, sans laquelle «il sera difficile d’atteindre les objectifs de décarbonation de l’UE». Comme elle le souligne, «1,5 million de tonnes de CO2 (environ 475 000 tonnes équivalent pétrole) sont déjà évitées chaque année en France grâce aux produits biosourcés issus de la chimie du végétal».