FranceAgriMer prévoit, pour la fin de la campagne 2021/22, un stock de blé tendre plus lourd de 807 000 tonnes par rapport à sa prévision d’octobre. Cela en raison d’une collecte révisée en hausse et d’exportations prévisibles moins volumineuses. L’établissement, qui a tenu le 10 novembre son conseil spécialisé mensuel sur les marchés céréaliers, prévoit maintenant un stock de fin de campagne de 3 167 000 tonnes, tenant compte d’une réévaluation de la collecte de 223 000 tonnes (du fait d’une moisson réévaluée), et de moindres utilisations. Les professionnels du conseil spécialisé ont inscrit dans le bilan prévisionnel une baisse de 400 000 tonnes des utilisations par l’industrie d’alimentation du bétail, sous l’effet d’une plus grande compétitivité du maïs. Ils ont enregistré aussi un repli de 210 000 tonnes d’exportation de blé fourrager vers les partenaires de l’UE, principalement le Bénélux. Ils ont enfin entériné l’effet de la compétitivité des blés d’Argentine vers l’Algérie et d’Australie vers l’Arabie Saoudite, qui devrait amoindrir de 200 000 tonnes le débouché français à l’export sur les pays tiers. Face à cela, l’augmentation des utilisations de blé prévues en meunerie, amidonnerie et industrie d’éthanol est loin de contrebalancer les facteurs d’alourdissement du stock final.
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