Près d’un an après le lancement du plan Blé dur, la filière a déposé plusieurs projets auprès de la DGPE (ministère de l’Agriculture) et la DGPR (Environnement), que Frédéric Gond, président du comité de pilotage blé dur, détaille pour Agra presse. «Nous souhaitons que les deux obtenteurs, RAGT Semences et Florimond Desprez, développent un panel de solutions génétiques, pour répondre à des besoins en termes de changements climatiques, de décarbonation, d’adaptation aux besoins des industriels mais aussi de diversification des territoires, pour pouvoir notamment produire du blé dur plus au nord». Pour décarboner la production, la filière souhaite améliorer sa compréhension de l’absorption de l’azote par le blé dur, pour en réduire les apports tout en préservant la protéine. L’interprofession demande aussi la création d’outils de sécurisation: «il existe des assurances sur la perte en quantité, mais pas sur la dégradation de la qualité, qui est le problème majeur en blé dur, explique Frédéric Gond. Nous visons également 15% de contractualisation tripartite, entre agriculteurs, organismes stockeurs et industriels.» Le budget global, de 43 M€, devrait provenir des ministères pour 11 M€, mais aussi d’Arvalis, des obtenteurs, et des industriels. (Elena Blum)
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