Champs de céréales brûlés par le soleil, bétail privé de pâturages, incendies dévastateurs: la Sicile est confrontée à une sécheresse accablante dont les dégâts sont déjà évalués à 2,7 milliards d'euros pour 2024. Dès le mois de mai, le gouvernement de Giorgia Meloni a déclaré l'état d'urgence en Sicile face à la sécheresse, de manière à débloquer des fonds pour l'achat de camions citerne de transports d'eau, le perçage de puits ainsi que la rénovation de stations de pompage et de désalinisation. Des interventions qui arrivent cependant souvent trop tard alors que nombre d'exploitants ont déjà renoncé à récolter leurs céréales: la terre privée de végétation est à nu, craquelée comme dans un désert. Cette année, la Sicile, ancien grenier à blé de la Grèce et de la Rome antiques menacé de désertification par le réchauffement climatique, devrait voir ses récoltes s'effondrer en moyenne de plus de 50%, selon la Coldiretti, principale association professionnelle du secteur agricole. Outre l'élevage et les céréales, l'absence d'eau touche aussi les arbres fruitiers et menace vignes et oliveraies, tandis que les incendies ont dévasté 5.800 hectares de terres agricoles depuis début juillet.
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