Selon les informations de l'agence Reuters, parues le 9 octobre, l'Algérie a exclu, cette semaine, les entreprises françaises d'un appel d'offres pour l'importation de blé et «exigé que les entreprises participantes ne proposent pas de blé d'origine française». Selon les sources de l'agence - issus du monde du commerce - les entreprises françaises n'ont pas été invitées à participer au dernier appel d'offres de l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC). Toujours selon les mêmes sources, cette décision pourrait être une conséquence des récentes tensions diplomatiques entre Alger et Paris. La décision de la France de soutenir, en juillet, un plan visant à placer le Sahara occidental sous la souveraineté du Maroc avait suscité la colère du gouvernement algérien qui soutient le Front Polisario dans sa quête d'un Etat indépendant dans cette région. Selon Reuters, le blé français n'était, de toutes façons, pas bien positionné pour remporter cet appel d'offre, compte tenu de la mauvaise récolte française et des différentiels de prix avec la Russie, mais les entreprises françaises auraient pu se fournir dans d'autres pays. Selon les dernières notes du ministère de l'Agriculture, la production française de blé tendre était attendue à seulement 25,75 millions de tonnes cette année, contre 35 millions l'année dernière.
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