Dans un rapport publié le 22 mai, la Cour des comptes préconise de définir «une trajectoire d’évolution du cheptel» bovin français afin de «piloter sa nécessaire réduction», considérant que la baisse actuelle des troupeaux laitier et allaitant est trop «limitée» pour atteindre les objectifs de réduction de gaz à effet de serre de la France (réduction des émissions de méthane de 30% d’ici 2030). En ce qui concerne la filière allaitante, le rapport souligne que 28% des adultes consommeraient plus de viande rouge que les recommandations nutritionnelles (500 g par semaine), d’après l’Anses. La Cour en conclut qu’une «baisse raisonnable pourrait, de fait, facilement être absorbée par des comportements individuels plus vertueux». En plus d’une «réduction quantitative globale», le rapport préconise d’engager une réflexion sur l’adaptation de «la composition du cheptel et [des] systèmes de production aux besoins et aux attentes des consommateurs». Et ce en encourageant l’engraissement sur le territoire français. Elle rappelle, que la France, bien que premier producteur de bovins de l'UE, importe 20% de la viande qu'elle consomme, car son modèle est tourné vers l'export de jeunes bovins vifs. Enfin, la Cour donne des pistes pour renforcer la collaboration entre les filières lait et viande, via une «meilleure articulation» entre les deux filières et une «promotion de races mixtes».
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