En raison de la flambée des coûts de production, la hausse des prix payés aux éleveurs n'est «pas encore synonyme d’amélioration de la rémunération de ces derniers», estime la FNB (producteurs de bovins viande, FNSEA) dans un communiqué le 16 février. Toutes catégories d'animaux confondues, le prix de revient moyen des bovins viande a connu une «hausse de 4,6% lors du second semestre 2021», selon l'association spécialisée. Résultat: malgré la hausse des prix payés aux éleveurs pour cause d'érosion du cheptel, ceux-restent inférieurs aux prix de revient (de 1,13 €/kg pour les génisses, 77 ct d'€ pour les vaches allaitantes et 41 ct d'€ pour les jeunes bovins, au 31 janvier). La FNB rappelle que l'indicateur de coût de production «doit désormais obligatoirement constituer le socle de toute négociation» entre les éleveurs et leurs premiers acheteurs, «en application de la loi Egalim 2». Ce texte prévoyant aussi une sanctuarisation de la part de la matière première agricole dans les négociations entre les distributeurs et leurs fournisseurs, «il n’a jamais été aussi facile, pour des opérateurs, de passer des hausses de prix profitables aux éleveurs», conclut le président de la FNB Bruno Dufayet.
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