«Nous avons fait la proposition au ministre de l’Agriculture de descendre à 60% de volume minimum sous contrat» en bovins viande, contre 100% actuellement, a indiqué le vice-président d’Elvéa France Gilbert Delmond le 29 juin. «Ce serait une bonne solution pour que les éleveurs n’aient pas peur d’engager toute leur production», a-t-il estimé à l’occasion de l’assemblée générale du réseau d’organisations de producteurs (20% des éleveurs allaitants). Cette proposition – qui nécessiterait de revoir les textes d’application de la loi Egalim 2 – a été faite à la Rue de Varenne début 2023. «Nous n’avons eu aucun retour depuis», précise Gilbert Delmond à Agra Presse. En application de la loi «visant à protéger la rémunération des agriculteurs», la contractualisation est obligatoire entre les éleveurs de bovins viande et leur premier acheteur depuis 2022. Mais plus d’un an après l’entrée en vigueur, «moins de 10%» d’éleveurs auraient signé un contrat, selon M. Delmond. Les prix de la viande, historiquement élevés depuis des mois, n’incitent pas les éleveurs à proposer des contrats. Côté acheteurs, les négociants affichent depuis le début leur opposition à la contractualisation. Et «dans mon département (la Corrèze, NDLR), aucun abattoir ne veut signer», ajoute l’élu d’Elvéa.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Plan canicules et sécheresse : chiffrage du ministère attendu le 27 août
Afin de calibrer son « plan massif » d’aide d’urgence, Annie Genevard réunira les préfets jeudi 27 août pour un…
Lin : surface française en hausse de 10 % en 2026, le lin d’hiver en plein essor
Premier producteur mondial de lin, la France a cultivé 200 000 ha de lin en 2026, en progression de 10 % par…
Bovins/DNC : le Conseil d’État déboute encore les anti-vax
Dans plusieurs avis rendus le 23 juillet, le Conseil d’État a débouté de leurs nouvelles demandes les éleveurs…