Lors de la présentation de leur rapport le 18 février, les trois députées de la mission d’information « flash » sur les crises sanitaires en élevage ont insisté sur « l’acceptabilité » des mesures sanitaires, un point « central » selon elles dans la lutte contre les maladies animales. S’appuyant sur la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les rapporteures proposent d’« améliorer le fonctionnement démocratique des instances sanitaires », et en premier lieu le Cnopsav, surnommé le « Parlement du sanitaire ». Ce qui passera par « la clarification des règles de composition et de vote du Cnopsav », mais aussi par « la publicité des avis scientifiques mobilisés » et « l’intégration de retours d’expérience de terrain ». Pour les députées, il est « primordial de mener une concertation sur les protocoles sanitaires avec les acteurs de terrain », alors que l’opposition à l’abattage total a constitué le déclencheur du mouvement de colère agricole de cet hiver. Les élues préconisent de mettre en place « une approche par " territoire de santé animale ", construite en amont » au niveau régional et impliquant les « acteurs de terrain (éleveurs, vétérinaires, GDS, élus locaux) ». Le but : « Adapter les protocoles aux caractéristiques des bassins d’élevage ».
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