Alors que la MHE (maladie hémorragique épizootique) menace de pénaliser les exportations de bovins vivants, le Modef demande, dans un communiqué du 27 septembre, «une aide exceptionnelle pour maintenir les animaux dans les fermes». Après la déclaration de trois foyers dans le Sud-Ouest, le ministère a instauré une interdiction de sortie pour tous les animaux présents dans un rayon de 150 km, avec une dérogation sous condition pour l’export. «Avec ces interdictions, les éleveurs vont devoir (..) engraisser [les broutards habituellement exportés] à condition d’avoir de la place et surtout de trouver de la nourriture», déplore le Modef. «Cette crise supplémentaire risque d’accélérer la faillite de certains éleveurs», craint le syndicat, qui relève que «les petits et moyens producteurs vont être les premiers à faire les frais de cette restriction d’exportation». Le Modef réitère par ailleurs ses demandes portant plus largement sur l’élevage: développement de l’engraissement en France, «une consommation à 100% de viandes françaises dans la restauration collective», fixation d’un prix plancher et «interdiction de la vente à perte».
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