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Brésil: pour Lula, l’agriculture «n’a pas besoin de déboiser»

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«Le Brésil n’a pas besoin de déboiser pour maintenir et agrandir ses surfaces agricoles», a défendu le président du Brésil Luiz Inácio Lula da Silva (Lula) lors de son discours d'investiture face au Congrès le 1er janvier 2023. Devant les parlementaires, l’ancien ouvrier metallurgiste a rappelé ses engagements de campagne: «Notre but est d’atteindre zéro déforestation en Amazonie», ainsi que «d’encourager la restauration des pâturages dégradés». Les deux premiers mandats de Lula, entre 2002 et 2010, avaient marqué un frein inédit de la déforestation, tombée de 27 000 km2 à moins de 7000 km2 par an en Amazonie, avant d’atteindre à nouveau 13 000 km2 sous Jair Bolsonaro. Pour Éric Moranval, chargé de campagne forêts chez Greenpeace France, le ralentissement de la déforestation dans les années 2000 s’explique avant tout par le moratoire sur le soja amazonien entré en vigueur en 2006. «Il faut maintenant inclure aussi l’élevage dans ce moratoire, et l’étendre à d’autres écosystèmes comme le Cerrado», encourage-t-il. Si les militants de Greenpeace en France comme au Brésil surveilleront de près les 100 premiers jours de Lula, ils n’en reconnaissent pas moins la difficulté du travail nécessaire pour atteindre ces objectifs. «De nombreux parlementaires et gouverneurs soutiennent toujours Bolsonaro, les tensions locales sont très fortes, et l’administration comme la recherche environnementale sont à reconstruire», rappelle Éric Moranval.