Selon une enquête menée par un consortium de médias européens emmenés par l’ONG Lighthouse reports (article payant), des exploitations sucrières liées aux groupes Tereos et Nestlé utiliseraient au Brésil des molécules récemment interdites en Europe. Selon les documents consultés par les journalistes, Tereos aurait fait épandre dans certaines de ses plantations de canne un insecticide à base de thiaméthoxame commercialisé par Syngenta. Or, le thiaméthoxame – comme l’imidaclopride et la clothianidine – est interdit dans l’Union européenne depuis 2019. De même, certaines plantations fournissant Nestlé auraient recouru à un fongicide à base d’époxiconazole produit par le groupe allemand BASF, malgré l’interdiction de cette molécule prononcée par l’UE en 2019. L’association bruxelloise des fabricants de pesticides Croplife international précise dans une réponse envoyée au Guardian (article en anglais) qu’une non-autorisation ou un retrait d’autorisation de mise sur le marché en Europe «ne veut pas forcément dire que le produit ne peut pas être utilisé dans d’autres pays». «Les pesticides ne sont pas forcément "plus dangereux" ou "moins nécessaires" parce qu’ils ne sont pas autorisés en Europe», défendent les fabricants.
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