Des salariés de l’usine de foie gras Rougié de Sarlat-la-Canéda (Dordogne) sont en grève à la suite de l’annonce, fin novembre, de sa fermeture par Euralis Gastronomie, comme le rapporte Sud-Ouest le 10 décembre. Les relations avec la direction sont tendues, à tel point que le groupe coopératif a assigné en justice trois salariés pour le blocage du site. Une plainte retirée depuis, «dans un souci d’apaisement», a indiqué Euralis au quotidien régional. Dans un communiqué du 11 décembre, la CFDT Agri-Agro déplore «un climat tendu» et pointe un «manque d’écoute et de dialogue social des dirigeants du groupe». «Dès le premier jour de grève, la direction a envoyé des huissiers, bloqué l’accès des grévistes aux toilettes ainsi qu’à l’électricité», indique le syndicat national. Selon Sud-Ouest, les discussions entre salariés et employeurs «devraient reprendre, elles, vendredi 20 décembre». Euralis a annoncé le 20 novembre son projet de vendre l’usine Rougié, en difficulté économique et en surcapacité, et de rediriger les volumes vers d’autres sites. Une décision qui «condamne tous les collaborateurs de Sarlat à la cessation d’activité forcée», selon la CFDT. Le syndicat réclame «un engagement rapide et conséquent des dirigeants d’Euralis» pour reclasser les 73 salariés de Rougié.
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