Pour le label bas-carbone français, «les discussions européennes dans les mois à venir seront stratégiques», prévient Baptiste Soenen, chef du service agronomie d'Arvalis, et l’un des auteurs de la méthode de calcul en grandes cultures. Car par crainte du «greenwashing», rappelle-t-il, les discussions européennes tendraient aujourd’hui à séparer le stockage de la réduction d’émissions dans un éventuel système du carbone volontaire européen. Or, rappelle Baptiste Soenen, «dans le label bas-carbone français, stockage et émissions sont comptés en même temps». Seule une somme totale positive permet alors aux producteurs de vendre leurs crédits. Centrer le label bas carbone européen sur le stockage pourrait alors potentiellement selon lui s'avérer contre-productif, en encourageant par exemple les agriculteurs à fertiliser leurs intercultures pour augmenter le stockage de carbone dans sol, tout en faisant croître le bilan d'émissions à l’hectare. Principale raison d’optimisme : «la France est en avance», rappelle Baptiste Soenen, indiquant avoir été sollicité par de nombreuses directions européennes, tout comme ses collègues de l’Idele.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…