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Carbone: le chantier européen est «stratégique» pour le label bas-carbone (Arvalis)

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Pour le label bas-carbone français, «les discussions européennes dans les mois à venir seront stratégiques», prévient Baptiste Soenen, chef du service agronomie d'Arvalis, et l’un des auteurs de la méthode de calcul en grandes cultures. Car par crainte du «greenwashing», rappelle-t-il, les discussions européennes tendraient aujourd’hui à séparer le stockage de la réduction d’émissions dans un éventuel système du carbone volontaire européen. Or, rappelle Baptiste Soenen, «dans le label bas-carbone français, stockage et émissions sont comptés en même temps». Seule une somme totale positive permet alors aux producteurs de vendre leurs crédits. Centrer le label bas carbone européen sur le stockage pourrait alors potentiellement selon lui s'avérer contre-productif, en encourageant par exemple les agriculteurs à fertiliser leurs intercultures pour augmenter le stockage de carbone dans sol, tout en faisant croître le bilan d'émissions à l’hectare. Principale raison d’optimisme : «la France est en avance», rappelle Baptiste Soenen, indiquant avoir été sollicité par de nombreuses directions européennes, tout comme ses collègues de l’Idele.