La coopérative Arterris, basée à Castelnaudary (Aude), mise sur des filières en agriculture durable pour enrayer une déprise dans sa région, a-t-elle indiqué le 9 février. «Depuis quelques années, la déprise s’installe tout au long de l’arc méditerranéen», a souligné le président Jean-François Naudi, l’expliquant par «un manque de rentabilité» des exploitations, soumises à une «pression sociétale». Quelque 110 000 ha de grains ont été perdus en Occitanie entre 2010 et 2020, d’après ses chiffres. Pour enrayer le phénomène, Arterris (1,2 Mrd€ de chiffre d’affaires en 2021-2022) veut mobiliser des leviers économiques et l’innovation. «Il s’agit de protéger l’acte de production en soutenant une agriculture durable», explique le directeur Christian Reclus. Exemple dans le blé dur: la coopérative multiplie des contrats tripartites avec l’industriel Panzani, qui est à 100% «blé responsable français». Arterris veut par ailleurs encourager des cultures moins gourmandes en eau durant l’été. «On peut doubler nos surfaces de sorgho», indique Christian Reclus, intéressé aussi par le pois chiche ou les lentilles. En légumes frais, le groupe audois cherche à recruter de nouveaux producteurs, avec l’ambition d’augmenter ses volumes de carotte, navet et asperge.
Abonné