Face à la récolte historiquement basse de blé français, les producteurs de l'AGPB (FNSEA) ont demandé, à l'occasion d'une conférence de presse le 5 septembre, la mise en œuvre «en urgence» de prêts garantis par l'État (PGE). C'est la mesure «la plus significative» des dix présentées au gouvernement visant à aider les céréaliculteurs à passer le cap. Le syndicat évalue les pertes des céréaliers à plus de 3 milliards d'euros; il estime en effet le rendement de l'année à 62 q/ha, le coût de revient 2024 (aides Pac déduites) à 264 €/t, et le prix moyen payé aux producteur à 175 €/t, soit une perte de 550 €/ha, sur une sole estimée à 6 Mha. L'association spécialisée demande par ailleurs un fonds de prise en charge des cotisations par la MSA, qu'elle devait rencontrer le jour-même – une «dizaine de millions d'euros» seraient disponibles dans le trimestre – ainsi qu'un fonds d'allègement des charges à l'État. Quant au dégrèvement annoncé de la taxe sur le foncier non bâti (TFNB), il pourrait rapporter une centaine de millions d'euros, si elle était réduite de moitié. L'association s'est par ailleurs inquiétée d'une baisse tendancielle des rendements et des surfaces de blé en France, en raison selon son président Éric Thirouin, d'une «liquidation planifiée de l'agriculture française». Et de rappeler les demandes historiques de l'AGPB en matière de moyens de production (pesticides, stockage de l'eau, NBT).
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