Mises en œuvre par un arrêté du 5 janvier, les clauses de sauvegarde interdisant l'importation de blé, d’orge, d’avoine, de seigle et de soja contenant des résidus de pesticides interdits en Europe et en France, auront un effet « extrêmement limité sur la filière céréalière », déclare Eric Thirouin, président de l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA). « Sur le papier, c’est une mesure qui va dans le bon sens », précise-t-il, spécialement en pleine discussion autour du Mercosur. Mais ce n’est absolument pas suffisant, « car cela ne règle pas le problème essentiel de l’agriculture française : la distorsion de concurrence avec les acteurs internationaux », tempère le président de l’AGPB. Ce dernier indique que les pays exportateurs pourront en effet continuer d’utiliser les produits interdits listés dans l’arrêté, représentant le principal problème. Même son de cloche du côté d’Antoine Hacard, président de La Coopération agricole métiers du grain, qui « salue » l’initiative, tout en concédant qu’il s’agit « surtout d’un effet d’annonce destiné au grand public ». Ensuite, les volumes importés de céréales (blé, orge etc.) restent très marginaux en France, et ne concerne que des lots de qualité spécifique. Les importations de soja sont certes bien plus importantes, mais sont OGM, dont la production est prohibée sur le sol français et européen, créant là aussi une autre distorsion de concurrence.
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