Trois semaines seulement après la reconduction de l’accord d’Istanbul relatif aux exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire (conclu en juillet 2022 dans le contexte de la guerre en Ukraine), le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a menacé le 7 avril, à l’issue d’un entretien avec son homologue turc Mevlüt Cavusoglu à Ankara, de le suspendre «si aucun progrès n’est réalisé dans la levée des obstacles aux exportations d'engrais et de céréales russes». En raison des sanctions occidentales qui empêchent la mise en œuvre formelle du second accord relatif à l’exportation des engrais russes, conclu également en juillet 2022, Moscou avait proposé de proroger l’accord pour 60 jours plutôt que la reconduction tacite initialement convenue de 120 jours. Alors que les États-Unis, l’UE et le Royaume-Uni rejettent depuis le début ces accusations, le ministre turc des Affaires étrangères a admis que «des problèmes persistaient malgré des mesures prises en termes de paiement et d’assurance. Certaines banques n’ayant pas le fait nécessaire». Et d’ajouter qu’«il y avait encore des problèmes au niveau de la réexpédition de l’ammoniac et des engrais russes des pays occidentaux vers les pays africains». Par ailleurs, la Russie a de nouveau accusé les pays riches, en particulier les Européens, d’accaparer les céréales qui quittent les ports ukrainiens au détriment des pays pauvres.
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