Dans avis publié le 2 juillet, sur demande de la DGAL (ministère de l'Agriculture), l’Anses (agence réglementaire) fixe des teneurs maximales résiduelles en cannabidiol (CBD) dans les denrées alimentaires à base de graine de chanvre (et dérivés), bénéficiant d'un historique de consommation. Il s'agit d'une partie de la première partie d'un travail portant sur l'ensemble des denrées alimentaire à base de chanvre (graines, huiles extraites des graines, farine, infusions de feuilles…). L'agence rappelle que la graine (akène) du chanvre «ne produit, ni ne stocke de cannabinoïdes et n’est pas censée contenir de CBD», mais ce dernier peut être présent en cas de transfert involontaire via les poils (trichomes) des feuilles situées à la base des fleurs. C’est pourquoi l’Anses recommande «un nettoyage et un processus d’écossage des graines» avant leurs transformations alimentaires. Pour faire la distinction entre transfert involontaire de CBD et ajout délibéré, l’agence a établi un seuil de 100 ppm de CBD (mg/kg), applicable aux graines et aux produits en dérivant. Cette sollicitation de la DGAL intervient dans un contexte de flou juridique persistant, l’Efsa (autorité européenne) tardant à autoriser ou non la commercialisation et la consommation d’aliments au CBD. Fin 2022, l’Uivec (filière des extraits de chanvre en France) affirmait qu'elle négociait alors un «cadre temporaire» pour un marché français proche des 300 millions d’euros en 2022.
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