À l’approche des semis, Ludovic Rachou, président de l’Union des industriels pour la valorisation des extraits de chanvre (Uivec) demande «un statut clair» sur la classification alimentaire des fleurs brutes de chanvre. «Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’un nouvel aliment», précise M. Rachou, se référant à la réglementation européenne sur les «novel food» («nouveaux aliments»). Cette dernière considère comme un «nouvel aliment», les aliments n’ayant pas été consommés de manière significative avant 1997. «Depuis deux ou trois ans, des magasins de CBD commercialisent des fleurs de chanvre, pouvant être utilisées en infusions, et la France tolère cette qualification», précise M. Rachou. «Mais le manque de clarté autour de l’usage des fleurs de chanvre freine les acteurs de la grande distribution, et des compléments alimentaires», ajoute-t-il. C’est pourquoi, avant les semis, le syndicat va essayer d’obtenir des clarifications de la part du ministère de l’Agriculture, «qui ne s’est pour l’heure pas prononcé sur la question», selon M. Rachou. L’objectif étant de réduire «les risques» et «les incertitudes» pour les planteurs de chanvre à CBD. Depuis juin 2023, le catalogue «novel food» a été mis à jour pour inclure les feuilles de chanvre destinées à être infusées comme un aliment traditionnel.
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