La cour d’appel de Paris a reporté au 22 juin sa décision de rouvrir ou non l’enquête sur le pesticide chlordécone, rapporte l’AFP le 23 février. Une information que l’agence de presse tient des parties civiles qui contestent le non-lieu dans le scandale sanitaire, alors que la décision devait initialement être rendue ce jour. Les 22 et 23 septembre 2025, lors d’une en audience à huis clos devant la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris, les parties civiles avaient contesté le non-lieu prononcé en 2023, pour tenter de relancer l’enquête judiciaire. Cette ordonnance de non-lieu repose notamment sur la difficulté de « rapporter la preuve pénale des faits dénoncés », qui ont été « commis 10, 15 ou 30 ans avant le dépôt de plaintes ». Mais, paradoxalement, les magistrates parisiennes qui ont établi ce non-lieu ont aussi reconnu à l’époque dans leur ordonnance un « scandale sanitaire » et une « atteinte environnementale dont les conséquences humaines, économiques et sociales affectent et affecteront pour de longues années la vie quotidienne des habitants » des territoires ultramarins concernés.
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