La préfecture de Martinique a dénoncé «les informations erronées transmises par les avocats du Collectif des ouvriers agricole empoisonnés par les pesticides» mettant en cause la procédure d’instruction des dossiers au FIVP (fonds d'indemnisation des victimes de pesticides), rapporte France Antilles le 30 mai, à la suite d’un de ses articles. «En Martinique, les salariés ou exploitants agricoles ayant contracté une maladie liée à l'utilisation de pesticides, dont la chlordécone, sont éligibles, après dépôt et analyse des dossiers par le FIVP, à la même indemnisation que tout malade reconnu en France hexagonale», rappelle-t-elle. Tout a commencé par une lettre ouverte du Collectif fin avril mettant en cause spécifiquement l’association Phyto-Victimes, citant un «coup de force de l’État et de ses administrations visant à imposer que toutes les victimes passent par le canal d’une association qu’ils ont instrumentalisée afin d’empêcher que les victimes ne soient valablement indemnisées». L’association avait rétorqué: «Aucun dossier n’a été "détourné" vers l’association contre la volonté du demandeur ou de son conseil». La préfecture de Martinique ferme le ban sur ce sujet, rappelant que Phyto-Victimes n‘est «qu'une option supplémentaire gratuite pour aider les victimes».
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