La cour d’appel de Paris dira le 23 mars 2026 s’il y a lieu de rouvrir ou non l’enquête sur le Chlordécone, ont indiqué le 23 septembre les parties civiles qui contestaient depuis lundi en appel le non-lieu dans ce scandale sanitaire. «Il y a eu, côté parties civiles, des explications factuelles et juridiques, en détail, ce qui fait que la cour d’appel a du travail, c’est certainement la raison pour laquelle elle ne rendra sa décision que le 23 mars 2026», a synthétisé à l’issue de l’audience à huis clos Me Christophe Lèguevaques, un des avocats des parties civiles. Face à un «ministère public qui s’est contenté de quatre minutes pour dire qu’il fallait la confirmer, nous avons contredit chaque point de l’ordonnance de non-lieu, comme la prescription, par exemple», a encore indiqué le conseil. Les parties civiles contestaient depuis lundi matin devant la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris le non-lieu prononcé en 2023, pour tenter de relancer l’enquête judiciaire. Cela fait presque 20 ans que la justice se penche sur ce dossier tentaculaire, du nom d’un pesticide répandu dans les bananeraies pour lutter contre le charançon jusqu’en 1993, alors qu’il était classé depuis 1979 comme agent possiblement cancérogène par le Centre international de recherche sur le cancer.
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