Dans un rapport remis le 7 avril au gouvernement, le comité suédois pour l’environnement, équivalent du Haut Conseil pour le climat en France, recommande de définir des objectifs de réduction pour les émissions liées aux produits importés. «Aucun pays jusque-là n’a osé se pencher sur cet enjeu», a rappelé Emma Nohrén, présidente du comité, lors d’une conférence de presse rapportée par nos confrères du site suédois The Local. Les principes internationaux en matière de calcul d’émissions, encadrés par les Nations Unies et le Giec, imposent actuellement d’évaluer uniquement les émissions liées aux activités ayant lieu sur le sol national, sans prendre en compte par exemple les émissions liées à des matières premières issues de zones de déforestation. Selon The Local, ajouter les émissions importées du pays représenterait une hausse de 60% dans le bilan suédois. «Si la Suède fixait un nouveau cadre sur les émissions liées à la consommation, cela pourrait encourager les autres pays européens à suivre son exemple», estime le chercheur suédois Zeke Hausfather, chercheur spécialiste du climat et membre du Giec, auprès de nos confrères du site Climate Home News.
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