«Sans une réduction mondiale urgente et significative de la consommation de viande et de produits laitiers, nous serons incapables d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris», estime Peter Stevenson, conseiller politique de l’association CIWF dans un communiqué du 5 novembre. Dans un rapport publié le même jour, l’ONG cite les résultats de plusieurs articles scientifiques. Selon une étude parue en 2018 dans Climate policy, la poursuite des tendances au niveau mondial conduirait dès 2030 l’élevage à émettre 40 à 50% du total d’émissions permettant limitant le réchauffement à 2°C. Par ailleurs, selon une autre étude parue en 2016 dans la revue Pnas, les émissions de la viande de bœuf par calorie seraient près de 300 fois plus élevées que celles des légumineuses. «La plus grande réduction devrait venir des élevages industriels de monogastriques et du secteur des feedlots bovins, et la plupart des volumes de lait et de viande devraient provenir de ruminants pâturant dans des prairies bien gérées», insiste l’ONG. Le CIWF déplore en conclusion qu’aucun pays au monde, dans le cadre des contributions nationales soumises à la Cop26, «ne s’est engagé à réduire la production de bétail ou à encourager une consommation moindre de viande et de produits laitiers».
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