Grâce un nouveau type de modélisation, des chercheurs du CNRS estiment dans un article publié début octobre dans la revue Earth System Dynamics, que le réchauffement en France pourrait se situer entre 3,8°C et 7°C en 2100 par rapport à la moyenne observée entre 1900 et 1930, contre 4°C dans les scénarios les plus pessimistes présentés jusqu'ici par Météo France. Des températures qui auront des effets «très forts sur les écosystèmes et les cultures», prévient Julien Boé, l’un des auteurs de l’article. «L’un de points clés sera comment maintenir les ressources en eau et comment les utiliser», prévoit le chercheur. Ces chiffres, détaillent les scientifiques, ont été obtenus en affinant les modèles climatiques validés par le Giec grâce à des données locales. Aujourd’hui déjà, le réchauffement atteint 1,6°C dans l’hexagone, «bien au-dessus de la hausse moyenne de températures à l’échelle globale», que le Giec évalue à 1,2 °C, rappelle le CNRS.
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