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Climat: une étude explore la réduction des prairies là où les forêts auraient le plus d'intérêt

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Des chercheurs américains ont récemment publié un scénario dans lequel ils réduisent les surfaces mondiales de pâturages bovins de 184 millions d'hectares, dans les zones où leur substitution par la forêt engendrerait les plus fortes séquestrations de carbone. Des zones qui se trouvent principalement dans les forêts tempérées des pays à revenus élevés ou intermédiaires (États-Unis, Chine, Europe, notamment l'Irlande). Résultat: cela permettrait d’éliminer 125 milliards de tonnes de CO2 de l’atmosphère, soit davantage que le total des émissions mondiales de combustibles fossiles des trois dernières années, révèle leur étude publiée dans la revue scientifique américaine Pnas le 4 novembre. Une telle réduction entrainerait de facto une baisse de 8% de la production mondiale de fourrage et 13% de la production de viande bovine. Pour compenser cette perte de production, l’étude incite parallèlement à rendre plus efficace l’élevage de bovins dans les zones restantes, notamment en Afrique ou en Amérique du Sud. Pour ce faire, les chercheurs préconisent par exemple d’y développer des techniques «d’intensification pastorale», via un meilleur accès à la vaccination, des taux de reproduction plus élevés et un abaissement de l’âge d’abattage des bovins. Le scénario fonctionne également à condition de conduire «des politiques de protection forestière publiques et privées» dans ces régions pour éviter «les effets de rebonds et de fuites».