Lors de la réunion du Conseil national de la transition écologique le 22 mai, la Première ministre Élisabeth Borne et son équipe du secrétariat de la Planification écologique ont pu présenter les grandes lignes d’un plan permettant de réduire les émissions françaises de gaz à effet de serre de 138 Mt d’ici 2030. Le gouvernement envisage en particulier de trouver environ 25 Mt à réduire dans le secteur agricole, soit 20% de l’effort national. Les principales économies seront à trouver grâce à de meilleures utilisations des engrais (-6 Mt), à la réduction tendancielle de l’élevage et à l’amélioration des pratiques (-5 Mt), ou encore grâce au développement des prairies (4 Mt), à égalité avec l’application du zéro artificialisation nette. Afin de «sécuriser» ces leviers, une réunion sera organisée avec les acteurs du monde agricole le 9 juin prochain. En parallèle, Matignon poursuivra le travail engagé avec les collectivités «sur la méthodologie de territorialisation» de ce cadre de planification écologique. Autant d’annonces qui ne représentent, pour Anne Bringaut, directrice des programmes du Réseau action climat, que «des amuse-bouches et un menu avec des projets de trajectoires». «Nous attendons toujours des mesures plus concrètes afin d’engager la transition écologique et juste nécessaire», souligne la militante.
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