Les filières cognac et armagnac affirment perdre 50 M€ par mois depuis l'instauration à l'automne de sanctions antidumping par la Chine, l'un de leurs principaux marchés, et appellent François Bayrou à agir en urgence. Toutes les exportations européennes de brandys sont, depuis le 11 octobre, soumises à une caution bancaire par les douanes chinoises. Prises par Pékin en réponse à une procédure similaire de l'UE sur ses véhicules électriques, «ces mesures punitives ont déjà entraîné une baisse de 50% de nos expéditions chaque mois», avancent dans un communiqué commun les deux interprofessions. De plus, le cognac est «exclu» du circuit duty free en Chine. «Il faut absolument que le Premier ministre se déplace en Chine, comme le président de la République s'y est engagé», demande le BNIC. «C'est un dossier entièrement politique qui ne peut être résolu que politiquement». Des échanges directs ont eu lieu ces derniers mois avec l'Elysée et différents ministères, mais aucune porte de sortie ne semble se dessiner pour le moment. Le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, qui mène une politique commerciale agressive, à coups de taxes douanières, fait encore planer un peu plus d'incertitude sur le cognac et l'armagnac.
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