Les prix des grains flambaient le 24 février à la mi-journée sur le marché européen, avec un pic totalement inédit pour le blé à 344 €/t (+57 €/t), quelques heures après le début de l'invasion russe de l'Ukraine. En blé et maïs, dont l'Ukraine est respectivement le 5e et le 4e exportateur mondial, les cours se sont envolés dès l'ouverture, avant de se dégonfler dans la journée autour de 320 €/t pour le blé. Le colza suivait la même tendance, prenant 37,75 €/t sur l'échéance rapprochée, à 778 €/t en fin d’après-midi. Devenue en 2018 le premier exportateur mondial de blé, la Russie est «cruciale» pour alimenter la planète, mais les analystes s'inquiètent surtout pour les capacités d'exportation de l'Ukraine. «Les autorités russes interdisent la navigation sur la mer d'Azov, les ports d'exportation sont fermés et Odessa a été bombardé, cela veut dire que les céréales ukrainiennes ne peuvent plus sortir du pays», relève pour l'AFP l’économiste Philippe Chalmin, coordinateur du guide Cyclope sur les marchés mondiaux. «À part le problème d'accès aux ports, il y a aussi un risque de dommage aux récoltes ukrainiennes si des combats au sol ont lieu », ajoute le cabinet d'analyse Capital Economics dans une note.
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