Avec un chiffre d’affaires de 932,6 M€ (- 114,4 M€ sur un an) et un résultat net de 0,4 M€, Océalia (7000 adhérents, 1600 salariés) a présenté, en conférence de presse le 4 décembre, le bilan d’un exercice 2023/24 «chahuté» : baisse du prix des ventes des céréales et des intrants ; hausse du cout de l’énergie et des intérêts financiers ; problèmes sanitaires en élevage ; activité jardinerie en retrait et coup d’arrêt sur les exportations de cognac. «Avec un recul de 120 M€ de son CA, à 627,8 M€, la coopérative conserve également un résultat net positif de 0,3 M€», note Mathieu Staub, le directeur général. Dans le pôle agroalimentaire (CA de 140 M€), l’innovation autour du pop-corn et des graines apéritives dope les volumes commercialisés. Les filiales contribuent à 63% de l’EBE (rentabilité) du groupe, tandis que leur chiffre d’affaires ne pèse que 36%. Le président Denis Mathé a évoqué plusieurs projets: la mise en service d’une usine de trituration de graines de colza, tournesol et soja, d’une capacité de 20 000 t à Pamproux dans les Deux-Sèvres ; la reconstruction, «d’ici deux ans», de l’usine de pop-corn de St Genis de Saintonge (17) incendiée en juillet 2024 ou encore, l’étude d’une filière cacahuètes. Avec une moisson 2024 en net retrait (930 000 t, contre 1,3 Mt en 2023), le prochain exercice s’annonce compliqué mais le groupe se veut «optimiste» avec l’envie de conquérir de nouvelles parts de marché. (Anne Gilet)
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