Alors qu’une trentaine de pays ont annoncé à la Cop26 leur intention de réduire leurs émissions de méthane de 30% en dix ans, «il faut un instrument juridique - un protocole, comme celui qui existe pour les gaz HFC», estime Laurence Tubiana dans une interview accordée à l’AFP. Plus généralement, l’architecte des accords de Paris s’interroge sur les résultats concrets qu’apporteront les annonces de la communauté internationale à Glasgow sur le méthane, la déforestation, ou encore le charbon. «Ces engagements sont volontaires, sans cadre réel, sans évaluation des pairs. Nous ne savons pas comment ils seront mis en œuvre», insiste Laurence Tubiana. Dans le même entretien, l’experte questionne également la légitimité de la compensation carbone, aujourd’hui utilisée par certaines entreprises pour revendiquer leur neutralité climatique. «La recherche montre que les compensations aujourd’hui ne génèrent aucune réduction d’émissions substantielle. Si cela est vrai, alors c’est une forme de tromperie», tranche Laurence Tubiana.
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