«Escroquerie en bande organisée» ou simple «négligence» d'une famille fâchée avec l'administratif ? Au premier des trois jours de leur procès devant le tribunal d'Ajaccio, le 19 avril, l'ex-directeur de la chambre d'agriculture de Corse-du-Sud et ses proches ont simplement concédé des «erreurs». Jean-Dominique Rossi, son épouse, ses deux fils et un certain Augustin Gardella, présenté par l'accusation comme ouvrier agricole mais absent pour cause de Covid-19, sont poursuivis jusqu'au 21 avril pour «escroquerie» et «blanchiment aggravé», le tout commis «en bande organisée» entre le 1er janvier 2015 et le 20 novembre 2019. Des fraudes aux aides françaises et européennes d'un montant total estimé à 1,456 million d'euros. Ce procès mettant en cause la famille Rossi a été déclenché par un contrôle anti-fraude, le 13 novembre 2018. Celui-ci avait eu lieu sans prévenir les éleveurs et été mené simultanément sur les cinq exploitations familiales. Aucune bête n'avait pu être présentée aux contrôleurs. Elles étaient encore en estive dans la montagne, avaient alors justifié les propriétaires. La loi prévoit pourtant que les agriculteurs puissent présenter leurs bêtes entre le 15 octobre et le 15 avril. «J'étais en retard», a concédé Béatrice Rossi au tribunal, assurant ne pas être «très rigoureuse» et être «une catastrophe» au niveau administratif.
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