«Si l’on ne fait rien d’ici à 2030, il est évident que les terres vont continuer à se dégrader, ce qui entraînera des problèmes de sécurité alimentaire», rappelle Jean-Luc Assi, ministre de l’Environnement et du Développement durable de Côte-d'Ivoire, cité dans un communiqué de presse. En marge de la Cop15 sur la biodiversité, le gouvernement ivoirien et l’agence française de notation des sols Genesis ont signé le 12 mai un partenariat pour mieux suivre la restauration des sols. Basé sur des prélèvements de sol, le score développé par Genesis attribue aux sols une note entre -100 et +100 en fonction des résultats sur la biodiversité, le carbone et les pollutions. Il permettra au gouvernement ivoirien de suivre les résultats de l’«Initiative Abidjan», un plan de 2,3 milliards de dollars sur cinq ans visant à lutter contre la déforestation et la désertification, notamment en transformant plus localement les produits agricoles comme la cajou et le cacao. «Les preuves d’impact vont devenir indispensables pour sécuriser et valoriser les filières agricoles en Afrique et dans le monde», appuie Quentin Sannié, président de Genesis. Alors que la Cop15 s'est achevée le 20 mai, le gouvernement ivoirien avait déjà obtenu près d’un milliard de dollars sur l’enveloppe totale de l’initiative Abidjan au 9 mai dernier. «Un programme dont les grands principes pourront s’appliquer à tous les pays confrontés aux défis de la désertification et de la déforestation», espère le gouvernement ivoirien.
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