Le gouvernement ne doit pas laisser l’agriculture biologique «se déstructurer, ni abandonner ses producteurs et productrices en cette période de crise», estime la Confédération paysanne dans un communiqué du 12 octobre. Baisse des soutiens publics, concurrence d’autres labels, ralentissement de la consommation (voir notre enquête): s’inquiétant d’une situation «alarmante», le syndicat souligne que «bon nombre de paysans et paysannes nous disent déjà qu’ils auront des difficultés à maintenir leur activité en 2023». Une situation face à laquelle la Conf’ exige des mesures d’urgence dont une aide conjoncturelle forfaitaire, des outils «d’anticipation et de gestion de crise», ou encore une meilleure application de la loi Egalim, tant en matière d’approvisionnements bio dans les cantines que de construction des prix. Cette dernière revendication fait écho à celle de la FNSEA qui, dans un communiqué du 4 octobre, demandait aussi «une mise en œuvre très stricte d’Egalim 1 et 2» dans le bio. La Confédération paysanne assure de son côté porter ces propositions depuis déjà plusieurs mois auprès du ministère de l’Agriculture. Et de prévenir que cette crise pourrait remettre en cause «l’ensemble des efforts réalisés ces dernières années pour organiser et développer les outils de production de la filière».
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