Pour espérer recycler l’ensemble des 119 000 tonnes de déchets agricoles générés chaque année en France, «nous avons besoin d’augmenter les capacités industrielles», résume Ronan Vanot, directeur général d’Adivalor, à l’occasion d’une conférence de presse le 1er mars. Actuellement, près de la moitié des 93 000 t collectées chaque année par son organisme partent en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Pologne. Mais avec l’ouverture prévue de quatre nouvelles usines dans le pays d’ici 2025, et le lancement d’une nouvelle ligne sur un site de Suez, «nous espérons atteindre 80% de recyclage en France», prévoit Ronan Vanot. Alors que 10% des volumes de déchets sont encore incinérés ou enfouis, recycler l’intégralité des volumes «nécessitera de favoriser l’écoconception», rappelle Ronan Vanot. Les fournisseurs devront donc favoriser les emballages ne présentant qu’un type de résine, et comprenant déjà de forts taux de matières recyclés. Côté débouchés, après une forte hausse du cours du plastique recyclé à l’été 2022, «les cours sont retombés», note Ronan Vanot. À l’exception de certaines matières, Adivalor observe cependant «un resserrement des cours des plastiques recyclés et non-recyclés».
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