La plupart des ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 21 février à Bruxelles, ont émis des réserves sur la mise en œuvre concrète du projet de règlement pour lutter contre la déforestation importée. Sur le fond, ils soutiennent globalement les objectifs de la proposition de la Commission européenne qui s’appliquerait à six produits de base (café, cacao, huile de palme, soja, bovins, bois). Ce sont les ministres de l’Environnement de l’UE qui sont en charge de ce dossier. La France, qui préside le Conseil de l’UE, espère conclure un accord politique avant la fin du mois de juin. Mais les ministres de l’Agriculture des Vingt-sept ont fait part de leurs inquiétudes quant à la complexité du dispositif pour les petites entreprises, la charge administrative supplémentaire ou encore la définition de la gestion durable des forêts (qui remet en cause certaines définitions nationales). Dernière source de préoccupation: le risque de rupture d’approvisionnement et de hausse des couts pour l’alimentation animale. Plusieurs délégation ont donc demandé à Paris de ne pas chercher à tout prix à conclure un accord d’ici juin afin de laisser plus de temps aux discussions techniques.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…